samedi 19 mars 2016

Allégeance, de Veronica Roth


La sortie du troisième volet de l'adaptation de Divergente au cinéma approchant à pas de géant, il était plus que temps pour moi d'en finir avec la saga littéraire, clôturée par Allégeance. Cette chronique paraît avec quelques jours de retard, mais soyez tranquilles, j'ai lu le livre avant d'aller voir le film. Et il se trouve que j'ai été autant déçue par l'un que part l'autre. Mais ceci est une autre histoire, on est ici pour parler du livre, et c'est ce que nous allons faire.

On retrouve Béatrice et Tobias là où on les avait laissés à la fin du tome précédent, c'est-à-dire à Chicago, alors qu'Evelyn et les sans-factions ont pris le contrôle de la ville, tout comme Jeannine l'avait fait précédemment. Un groupe de rebelles s'élève alors pour restaurer les factions, et aller voir ce qui se passe de l'autre côté de la clôture. Car malgré la diffusion du message d'Edith Prior, ou peut-être justement à cause d'elle, Evelyn maintient de force les portes fermées. Nos deux héros et leurs amis vont bien évidemment s'allier aux Loyalistes, et tenter de quitter la ville.

Autant le dire clairement, ce troisième opus est bien différent des précédents. D'abord parce que le récit alterne les points de vue de Tris et de Quatre, et comme le texte est écrit à la première personne, je me suis plusieurs fois surprise à me mélanger les pinceaux, persuadée que c'était l'un qui parlait pour découvrir quelques paragraphes plus loin que c'était l'autre. C'est extrêmement déstabilisant et pas franchement très agréable. L'intrigue quant à elle manque étonnamment de dynamisme, c'est long, et je n'ai jamais réussi à me départir du sentiment que l'auteur accumulait les mauvais choix. L'explication des raisons d'être des factions est un peu tirée par les cheveux, il faut bien le reconnaître, et l'évolution des personnages pas très heureuse.

On a droit à beaucoup d'introspection autour des doutes de Quatre, qui au passage a rapidement fini par me taper sur les nerfs à force d'autoflagellation. Comment est-il passé de ce mystérieux instructeur plein d'assurance à cette espèce de larve qui passe son temps à pleurer sur ses gênes ? Tris elle-même change radicalement de tempérament, se transformant en pimbêche persuadée d'avoir toujours raison ! A se demander si l'auteur est bien le même que celui des deux premiers tomes ! Quant au dénouement... De nombreuses personnes en sont encore à se lamenter, mais en ce qui me concerne, en dehors d'une frustration supplémentaire, je l'ai juste trouvé gratuit et sans réelle justification, comme si l'auteur l'avait choisi par défaut, faute d'avoir trouvé mieux.

Bref, une gigantesque déception ! J'avais adoré le premier tome, un peu moins le deuxième dont l'intrigue m'avait nettement moins passionnée, mais j'espérais beaucoup de celui-ci. Je suis totalement passée à côté et j'ai mis un temps infini à le lire. Bien hâte de passer à autre chose !

Note : ★★☆☆☆

Plus d'informations

Divergente, tome 3 : Allégeance, de Veronica Roth
Editions AdA (2014) - 517 pages - Lu en format numérique - Ados et YA


Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

Site de l'auteur : http://veronicarothbooks.blogspot.fr/

2 commentaires:

  1. C'est vrai que ce dernier tome change des deux autres. Quatre m'a vraiment exaspéré dans ce tome, un peu comme Tris mais j'ai aimé que l'auteur nous donne enfin des réponses sur Chicago, pourquoi le système de factions au le jour et comment. Donc malgré les prises de bec entre les deux héros, j'ai beaucoup ce tome pour les informations qu'il nous livre.

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    1. Et encore, j'ai trouvé qu'elle aurait pu pousser la réflexion beaucoup plus loin ! Il y avait de l'idée, mais elle n'a pas été exploitée à sa juste mesure. Merci d'être passée par ici en tous cas ! :-)

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