dimanche 20 octobre 2013

Starters

Lu en numérique !

Présentation

Titre : Starters
Auteur : Lissa Price

Année de 1ère parution française : 2012
Appartient au cycle : Starters, tome 1

Lu au format : ePub, 272 pages
Aux éditions : Robert Laffont (R)

Quatrième de couverture

Dans un futur proche : après les ravages d’un virus mortel, seules ont survécu les populations très jeunes ou très âgées : les Starters et les Enders. Réduite à la misère, la jeune Callie, du haut de ses seize ans, tente de survivre dans la rue avec son petit frère. Elle prend alors une décision inimaginable : louer son corps à un mystérieux institut scientifique, la Banque des Corps. L’esprit d’une vieille femme en prend possession pour retrouver sa jeunesse perdue. Malheureusement, rien ne se déroule comme prévu… Et Callie réalise bientôt que son corps n’a été loué que dans un seul but : exécuter un sinistre plan qu’elle devra contrecarrer à tout prix !

Ma chronique

Après avoir lu la nouvelle Portrait d'un Starter, écrite par Lissa Price en prélude au premier tome de sa saga dystopique, j'étais impatiente de me lancer dans Starters. L'histoire de Callie, Tyler et Michael m'intriguait et nombreuses étaient les chroniques positives que j'avais vues passer à la sortie du livre. C'est à l'occasion du challenge Livra'deux pour Pal'Addict n° 6 organisé sur Livraddict et grâce à ma binôme Phébusa que je me suis lancée. Et j'ai été relativement déçue par la manière dont le récit était mené, il faut bien le dire...

Le fond de l'intrigue est pourtant intéressant, les thèmes abordés auraient dû donner matière à une histoire pleine de tension ; au lieu de ça, je me suis retrouvée à lire les aventures de Callie presque dans l'indifférence. J'aime disposer d'une explication cohérente des évènements qui ont amené à telle ou telle situation. Le postulat de départ que l'on gobe sans se poser la moindre question, j'ai beaucoup de mal. Ici, on sait qu'il y a eu une guerre, que des missiles bactériologiques ont été utilisés et que toute une catégorie de la population a disparu. Il ne reste que les Starters, les moins de 20 ans, et les Enders, les plus de 60 ans, et les derniers ne peuvent pas sentir les premiers !

Pourquoi ? Excellente question, dont on n'aura sans doute jamais la réponse ! Et c'est à l'image de tout le reste, l'univers dans lequel on évolue étant à peine esquissé. Et c'est dommage parce que Lissa Price essaie d'appuyer là où ça fait mal : on parle d'injustice, d'inégalité sociale et de superficialité, d'une forme d'esclavagisme, de ce que l'on peut être près à sacrifier pour les gens qu'on aime, de progrès mal maîtrisé... qui sont autant de thèmes intéressants mais maladroitement exploités.

Quant à Callie, c'est une jeune fille assez naïve, bien qu'elle vienne de passer un an dans la rue, et à de nombreuses reprises, je me suis surprise à marmonner toute seule : « Non, ne fais pas ça, t'es bête ou quoi ?! ». Elle qui prétend tant s'inquiéter pour son petit frère accepte de disparaître pendant un mois entier en le laissant aux bons soins d'un garçon tout aussi désespéré qu'elle, puis d'une jeune fille qu'elle ne connaît ni d’Ève ni d'Adam ! Elle accepte des rencontres qui sentent le piège à des kilomètres... Et malgré tout, elle semble née sous une bonne étoile : elle trouve systématiquement assistance, même auprès de ses pires détracteurs, c'est très commode !

Entre ce manque de crédibilité et un dénouement finalement assez facile, je n'ai finalement pas retiré grand chose de ce livre. Tout est trop lisse, du récit aux personnages eux-mêmes, et les évènements n'ont pas su déclencher d'écho en moi. Un roman à réserver à ceux auxquels il est destiné : des adolescents pas trop regardant.

Note : ★★☆☆☆

4 commentaires:

  1. Je te rejoins complètement dans ton avis : trop lisse, trop facile ! Et moi, je n'hésite pas, l'héroïne est bête, ce n'est juste pas possible autrement !

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    1. Ouais, c'est une grosse déception, je m'attendais à beaucoup mieux. Je ne comprends pas que, sous prétexte de littérature jeunesse, on leur propose des livres si peu aboutis, c'est bien dommage.

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  2. yep, même problème: le manque de contexte m'a gâché beaucoup du plaisir, la grosse référence appuyée à Cendrillon aussi, tellement XXL que j'ai ri, alors que ça n'était pas le but. L'implication du "marché", et la modification du "bail de location" en achat saute aux yeux dès les premières pages, il est vraiment dommage que ça en soit abordé que dans les dernières pages. C'est la différence entre une Scifi moyenne, pas déplaisante, mais sitôt lue, sitôt oubliée, et un bon livre qui va rester dans les mémoires. Paradoxalement l'Héroïne est tellement partout tout le temps, que je ne me suis fait aucune illusion " bah, pas de problème, c'est l'héroïne, pas la peine de s'en inquiéter". Bref, de bonnes idées, gâchées par une narration plan-plan.

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    1. C'est vrai que pas une seconde on ne doute qu'elle puisse s'en sortir ! En tous cas, ça me rassure de constater que je ne suis pas la seule, les gens avaient tellement emballés que... ! Merci !

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