mercredi 15 février 2017

Mör, de Johana Gustawsson


On se retrouve aujourd’hui avec la chronique d’un ouvrage que je mourrais d’envie de découvrir : Mör, de Johana Gustawsson, à paraître mi-Mars aux éditions Bragelonne. A ma plus grande joie, la dernière opération masse critique de Babelio m’en a donné l’occasion, et en avant-première, s’il vous plaît ! Voici donc la chronique d’un excellent moment de lecture, même si le dénouement de cette histoire m’a plongée dans un abîme de perplexité, comme vous allez pouvoir de constater.

Comme le précédent, ce nouveau thriller se déroule à cheval entre l’Angleterre et la Suède, où deux crimes ont été commis avec la signature d’un serial killer emprisonné depuis dix ans. Ce meurtrier, c’est aussi celui de l’ancien compagnon d’Alexis Castells, l’écrivaine spécialisée dans les tueurs en série que nous avions rencontrée dans Block 46. C’est donc l’occasion de la retrouver, ainsi que la profileuse canadienne Emily Roy et quelques autres personnages bien choisis. Mais de nouveaux font également leur apparition comme Karla, une enquêtrice suédoise, ou encore Aliénor, stagiaire du commissaire et victime du syndrome d’Asperger.

Cette fois encore, les fils de l’histoire prennent racine dans le passé, dans la ville de Londres, à l’époque où Jack l’Eventreur sévissait à Whitechapel à la fin du 19e siècle. L’auteur navigue habilement entre les deux époques, dénouant peu à peu son intrigue pour notre plus grand plaisir. Le rythme est soutenu, grâce à des chapitres courts et nerveux, Mör est un véritable page-turner. Et si l’identité du coupable vous semble un temps couler de source, vous pouvez être sûr que Johana Gustawsson a quelque chose de bien plus complexe en tête !

C’est malheureusement là que le bât blesse… Et c’est ce qui coûte sa cinquième étoile à ce roman. Une chose est sûre, j’ai adoré cette lecture, mais le dénouement m’a malheureusement laissée sceptique, et cela pour deux raisons. La première, c’est que j’aurais aimé davantage de détails sur la manière dont notre profileuse finit par identifier le coupable. Cela tombe un peu comme un cheveu sur la soupe, et j’aurais voulu connaître le cheminement de ses pensées.

La seconde réside dans l’identité du coupable lui-même, qui m’a immédiatement mise mal à l’aise. Je n’arrivais pas à y croire, et je n’y arrive d’ailleurs toujours pas. C’est ce qui m’a le plus gênée finalement, car j’ai eu beau relire chacun des chapitres où ce personnage apparait, son attitude, ses rapports aux autres, ses paroles, rien ne le désigne comme un coupable potentiel, pas même ses propres pensées. Alors à moins d’une schizophrénie qui n’est mentionnée nulle part, j’avoue que je reste sceptique.

Cela étant dit, c’était une très bonne lecture ! Il est indéniable pour moi que Johana Gustawsson a du talent, et je ne saurais trop vous recommander chaleureusement ses écrits. Quant à moi, il ne me reste plus qu’à attendre le prochain !

Note : ★★★★☆

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Mör, de Johana Gustawsson
Bragelonne (2017) - 303 pages - Support papier - Thrillers & Polars

On retrouve, en Suède, un cadavre de femme amputé de plusieurs kilos de chair. Au même moment, à Londres, Emily Roy enquête sur une disparition inquiétante : une actrice célèbre a été enlevée, et ses chaussures abandonnées à proximité de son domicile, dans un sac plastique, avec une paire de chaussettes soigneusement pliées dedans. Ces deux crimes portent la signature du serial killer qui a tué l'ancien compagnon d'Alexis Castells au moment de son arrestation : Richard Hemfield. Hemfield est enfermé à vie à l'hôpital psychiatrique de haute sécurité de Broadmoor, pour le meurtre de six femmes, retrouvées, en l'espace de deux ans, assassinées et amputées de leurs seins, de leurs fesses, de leurs cuisses et de leurs hanches... Le problème, c'est que Richard Hemfield est en prison depuis dix ans. Comment expliquer que ses crimes recommencent ? Le nouveau roman de Johana Gustawsson plonge cette fois encore ses racines dans l'histoire : au cœur du Londres du XIXe siècle, dans les ruelles sillonnées par Jack L'Éventreur.

Site de l'auteur : http://johanagustawsson.com/fr/

jeudi 9 février 2017

Les messagers des vents, de Clélie Avit


J’avais incontestablement été intriguée lors de la parution en 2015 aux éditions MSK de ce roman à la couverture sobre et élégante, et au quatrième de couverture pour le moins intriguant. Sa diffusion au Livre de Poche en ce début d’année est donc pour moi une excellente occasion de le découvrir enfin. Dans un tout autre genre, la couverture est ma foi tout aussi sympathique, puisqu’elle illustre notre héroïne au cours de sa fuite en direction de la Tour des Vents, brandissant son arc, ses cheveux bleus volant au vent… Mais commençons par le commencement.

Eriana est une jeune femme aux origines mystérieuses, traquée par une troupe de mercenaires dans toute la Na-Friyie. Pourquoi ? Parce qu’elle a les cheveux bleus, et que pour les Na-Friyiens, c’est un signe qui ne trompe pas, le signe qu’elle fait partie d’une race à abattre. Elle a perdu sa mère trop tôt et n’a jamais connu son père. Seule, elle cherche à gagner les Terres Inconnues où elle espère être enfin en sécurité. C’est Jlamen, un loup à l’étrange comportement, qui va indirectement l’y conduire. Là, elle fera la connaissance de la famille Huyeïl et du peuple des Vents, dont elle s’avère partager les pouvoirs. Pourtant, une quête bien plus épique encore l’attend…

Inutile de vous le cacher, j’ai beaucoup aimé ce roman ! L’univers façonné ici par Clélie Avit est très intéressant. Elle invente tout ou presque : une forme de magie, des pouvoirs plutôt sympathiques, une communauté bien construite avec sa politique, sa mythologie, ses intrigues, et des décors à couper le souffle, décrits avec une certaine poésie. Ses personnages sont attachants, même s’ils n’évoluent pas beaucoup dans ce premier tome, en dehors d’une histoire d’amour dont je me serais presque passée, mais ceci est une autre histoire ! Les personnages secondaires jouent également leur rôle, apportant ce qu’il faut de tendresse familiale, d’amitié, de drôlerie, de paternalisme, toute une palette d’émotions qui rendent cette histoire si complète et fouillée.

Certaines chroniques que j’ai eu l’occasion de lire classaient cet ouvrage en fantasy jeunesse. Je n’en suis personnellement pas tellement convaincue, et puis quand bien même… L’intrigue, bien que classique il est vrai, nous emporte aisément de la Tour des Vents à celle de la Terre, sans temps morts, à la découverte de ces deux communautés si semblables et en même temps si différentes. Il faut parfois cesser de tout analyser pour simplement se laisser porter par l’histoire qui nous est contée, ou par la plume parfois poétique d’un auteur. Je crois que ce livre nous y incite, tout simplement, et moi j’ai juste envie de vous inciter à le lire. Un énorme merci au Livre de Poche pour cette belle découverte.

Note : ★★★★★

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La Saga des Quatre Eléments, tome 1 : Les messagers des vents, de Clélie Avit
Le Livre de Poche (2017) - 704 pages - Support papier - Fantasy

Ses cheveux bleus, son pendentif, il faut les cacher, Eriana le sait. Fuir, rester sur le qui-vive, l’arc à la main, c’est son quotidien. Le jour où elle croise la route de Setrian, jeune messager de la cité d’Ivoire, tout bascule. Eriana a été désignée par une prophétie, avec neuf autres jeunes filles. Les pouvoirs de l’une d’entre elles permettront de sauver Myria. Le problème : Eriana n’a pas conscience de l’existence de ses pouvoirs. Elle ne connaît pas leur étendue, ignore comment les utiliser. Pourtant, il lui faudra apprendre les codes de Myria, déjouer les pièges, deviner le jeu de ses ennemis.

Site de l'auteur : http://clelie-avit.iggybook.com/fr/

vendredi 20 janvier 2017

Les orchidées de Staline, de Corinne De Vailly & Normand Lester


On se retrouve aujourd’hui avec une chronique de ma première incursion dans les univers de Corinne de Vailly et Normand Lester, qui nous proposent là un thriller scientifique écrit à quatre mains. Les orchidées de Staline, c’est l’histoire d’un savant fou, qui puise ses odieux fantasmes dans les archives staliniennes de l’ex-URSS. Secrets d’État, manipulations génétiques et théorie de l’évolution vous accompagneront tout au long de cette lecture et vous ne saurez bientôt plus faire la différence de ce qui relève de l’Histoire de l’imaginaire.

Tout commence avec le MAM, une organisation qui prône avec violence la défense des animaux, et en particulier celle de nos cousins les grands singes. Son principal dirigeant, un dénommé Jeremy Powell, grand amateur d’orchidées, milite avec virulence afin qu’ils obtiennent des droits identiques à ceux des êtres humains. En parallèle, les corps de jeunes femmes mutilées sont découverts dans la belle ville de Montréal. Le sergent-détective Pierre Dumont enquête et va croiser le chemin de Powell et Nietzsche, son singe bonobo à l’intelligence hors du commun.

Dès les premières pages, les auteurs nous plongent au cœur de l’intrigue. On assiste, impuissant, au saccage d’un laboratoire qui pratique des expériences sur des singes. On fait connaissance avec Pierre Dumont, l’enquêteur, avec Jeremy Powell, son singe et une de ses proches collaboratrices. Dumont est un jeune homme qui pourrait être sympathique sans ce petit côté obsédé qui m’a vaguement dérangée, surtout lorsqu’il vient de perdre une femme dont il se prétend amoureux et qu’il détaille sans vergogne le corps d’une autre. Je dois avouer que le regard que j’ai posé sur lui à partir de ce moment-là s’est fait nettement moins tendre. Powell est un illuminé assez classique mais finalement plutôt réussi. Quant aux personnages féminins de l’histoire, Sophie et Patricia, j’ai envie de dire qu’elles jouent leur rôle.

Du côté de l’intrigue, une chose est sûre, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le rythme est soutenu, et on sent bien que les auteurs ont fait beaucoup de recherches pour raccrocher leur histoire à la grande, celle avec un grand H. Un poil trop peut-être. La partie se déroulant dans les années 30 m’a vaguement ennuyée : trop longue, elle n’apporte en définitive pas grand-chose, il y a longtemps qu’on a compris ce qui se tramait. Mais en dehors de ces quelques pages, c’est une histoire dynamique qui aborde des thèmes intéressants autour de la génétique et ses questions éthiques.

Un thriller qui, même s’il ne révolutionnera pas le genre, saura vous faire passer un chouette moment de lecture. Une intrigue intéressante, un rythme enlevé, des personnages assez sympathiques. Si vous cherchez un peu d’adrénaline par ces longues soirées bien froides d’hiver, tentez l’aventure ! Merci aux éditions du 38 pour cette découverte.

Note : ★★★★☆

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Les orchidées de Staline, de Corinne De Vailly et Normand Lester
Éditions du 38 (2017) - 316 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

À Montréal, des corps mutilés de jeunes femmes sont découverts à quelques mois d'intervalle, toutes sans utérus. Est-ce l'oeuvre d'un tueur en série ou d'une secte satanique ? Les investigations du sergent-détective Pierre Dumont le mèneront à la rencontre de Jeremy Powell, charismatique dirigeant du MAM (Mouvement Animaliste Mondial), amateur d'orchidées et protecteur de Nietzsche, un étrange singe bonobo doué d'une intelligence hors pair. Un complot d'envergure se prépare, qui s'attaque aux fondements même de la nature humaine. Les auteurs, Normand Lester et Corinne De Vailly, ont puisé leur inspiration au cœur des plus récentes avancées scientifiques ainsi que dans des archives secrètes de l'époque stalinienne rendues publiques depuis l'effondrement de l'URSS : Moscou, avec la collaboration de l'Institut Pasteur, a tenté dans les années trente de réaliser le projet démoniaque décrit dans ce thriller de choc.

Site de l'auteur : http://corinnedevailly.fr.gd/

samedi 14 janvier 2017

Bird Box, de Josh Malerman


Depuis le temps que j’entendais parler de ce livre, j’ai profité d’une lecture commune organisée sur l’Imag’In Café pour enfin me lancer en bonne compagnie. Le quatrième de couverture est alléchant, et les différentes chroniques que j’ai eu l’occasion de lire carrément enthousiastes. De quoi m’inciter à foncer les yeux fermés, c’est le cas de le dire ! Car le postulat de départ est pour le moins original : le simple fait d’ouvrir les yeux pourrait vous condamner à une mort atroce…

Dans ce contexte, on suit Malorie, jeune mère de deux enfants, qui se calfeutre dans une maison depuis plus de quatre ans pour échapper à un danger qui rôde à l’extérieur. Ce danger, elle ne l’a jamais vu, et pour cause : il suffirait qu’elle pose les yeux dessus pour perdre la raison. Alors elle vivote en attendant que ses enfants aient suffisamment grandi pour pouvoir sortir de la maison, et rejoindre un groupe de survivants. Le récit débute à l’aube de ce jour et suit deux lignes temporelles : l’une nous raconte leur expédition sur la rivière, où ils ont trente kilomètres à parcourir les yeux bandés, à la merci de tout et n’importe quoi ; l’autre est constituée de flash-back qui reviennent sur la grossesse de Malorie dans cette maison où, au commencement, elle n’était pas seule.

Il faut bien reconnaître que l’idée de base était excellente. Quoi de plus terrifiant en effet que de sentir le danger, de savoir qu’il est là, qu’il rôde tout autour de soi, mais de ne pas pouvoir le voir sous peine d’y succomber ? Anxiogène au possible, l’atmosphère qui plane sur ce roman est réellement étouffante par moments, et moi qui suis pourtant une habituée des thrillers, je vous avoue que je me suis laissée prendre au jeu. Surtout la nuit venue, quand on commence à cogiter à des tas de choses improbables, les yeux grands ouverts dans le noir, et qu’on n’y voit goutte ! L’auteur joue avec notre imagination et cela fonctionne parfaitement bien. Il ne se contente pourtant pas de cela.

Il nous offre également une réflexion sur l’effondrement de notre humanité, quand le pire comme le meilleur peuvent se révéler chez chacun d’entre nous. On se retrouve à faire des choix qui sont parfois plus guidés par la peur que le bon sens, et ont de très lourdes conséquences. J’ai adoré ces passages dans la maison, les différents personnages que côtoie Malorie, la situation qui dégénère peu à peu jusqu’au drame que l’on pressent. Bien plus que les chapitres trop linéaires qui se déroulent dans la barque, où l’auteur appuie trop le propos, cherchant à nous effrayer d’une manière qui manque tant de subtilité qu’au final, elle ne fonctionne plus si bien. En outre, les relations entre les enfants et leur mère sont tellement froides qu’elles ne nous incitent pas à la compassion.

Ce sont clairement ces deux derniers points qui coûtent sa cinquième étoile à ce roman, plus que son dénouement un peu facile et qui laisse de nombreux points en suspens. C’est à se demander si l’auteur n’envisage pas une suite, mais si tel est le cas, je n’en ai jamais entendu parler. Allez, Bird Box n’en reste pas moins un très agréable moment de lecture, addictif et effrayant, qui joue avec nos peurs et nos nerfs comme peu d’auteurs savent finalement le faire. A découvrir, vraiment.

Lecture commune avec : Aristide, Charlène, Eloïse, Gabrielle, Jorian, Kahlan et Lysandre

Note : ★★★★☆

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Bird Box, de Josh Malerman
Éditions Calmann-Lévy (2014) - 372 pages - Support numérique - Thrillers & Polars

Malorie élève ses enfants de la seule façon possible : barricadés chez eux. Dehors, il y a un danger terrible, sans nom. S’ils s’aventurent à l’extérieur, ce sera les yeux bandés pour rester en vie. S’ils ôtent leurs bandeaux, ils se donneront la mort avec une violence inouïe. Malorie a deux solutions : rester cachée avec ses enfants, isolée, ou bien entamer un terrifiant périple jusqu’au fleuve dans une tentative désespérée, presque vaine, pour rejoindre une hypothétique colonie de survivants. La maison est calme. Les portes sont verrouillées, les rideaux sont tirés, les matelas cloués aux fenêtres. Les enfants dorment dans la chambre de l’autre côté du couloir. Mais bientôt, elle devra les réveiller et leur bander les yeux. Aujourd’hui, ils doivent quitter la maison et jouer le tout pour le tout.

vendredi 6 janvier 2017

Les ombres du passé, de Philippe Auribeau & Pierre Pevel


Si vous avez lu et aimé la trilogie Les lames du cardinal, de Pierre Pevel, alors cette chronique est faite pour vous ! Car les lames sont de retour, ou presque… En effet, Philippe Auribeau, auteur du jeu de rôle adapté de la saga, se lance pour de bon dans l’écriture avec une nouvelle saga, publiée en épisodes dans la collection Snark des éditions Bragelonne : L’héritage de Richelieu. L’auteur reprend le flambeau de Pierre Pevel, avec toute la bienveillance de ce dernier, et nous propose une nouvelle histoire de capes et d’épées dans un univers qu’il connaît bien.

L’histoire se déroule quinze ans après la fin de la première trilogie. Richelieu est mort, remplacé par Mazarin, et les anciennes lames de l’un comme de l’autre ont été démantelées. Seulement voilà, les dragons font à nouveau parler d’eux, et le cardinal cherche à rappeler ses protecteurs de l’ombre. Les ombres du passé est clairement un épisode d’introduction. On y fait connaissance avec les anciennes lames de Mazarin, mais aussi avec deux personnages qui pourraient bien rejoindre la nouvelle troupe. Des personnages particulièrement plaisants, qui laissent la même impression que ceux de Pierre Pevel, et leur ressemblent fort sans être tout à fait les mêmes.

Le ton employé par Philippe Auribeau est très similaire à celui de Pierre Pevel, plein d’humour, léger, pour ne pas dire enlevé. Ça sent l’aventure à plein nez, et c’est bien ! On retrouve le gout de Pevel pour les descriptions raffinées qui mettent dans l’ambiance, laquelle est très réussie. Je me suis replongée dans le Paris de 1642 avec délice. Scènes pleine de panaches, duels, entrevues secrètes et complots d’état, tout est réuni pour faire de cette nouvelle saga une très belle réussite.

Ce premier épisode constitue donc une agréable mise en bouche, et j’ai bien hâte de lire la suite. C’est d’autant plus jubilatoire que l’auteur n’est pas le même, que le contexte historique a changé, et que les personnages eux-mêmes sont différents. Malgré tout, Philippe Auribeau réussit l’exploit de conserver ce petit supplément d’âme qui fait des Lames du Cardinal une saga extraordinaire. Je suis conquise !

Note : ★★★★★

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L’héritage de Richelieu, tome 1, partie 1 : Les ombres du passé, de Philippe Auribeau & Pierre Pevel
Éditions Bragelonne (2016) - 54 pages - Support numérique - Feuilletons littéraires

1642. Richelieu est mort. Mazarin préside aux affaires de la France, en proie à des conflits politiques exacerbés par le trépas de Louis XIII. Dans l'ombre, les dragons poussent leurs pions. L'Italien est seul. Ou presque. Car Richelieu, comme ultime présent, lui a légué son plus formidable atout : les Lames du Cardinal, une troupe de bretteurs et aventuriers qui, si souvent par le passé, ont mis les dragons en échec. Reformées autour du Comte de Clément-Lefert, les Lames se lancent sur la piste d'un trafic sans précédent de substances draconiques, susceptible de mettre à mal le trône de France.